
La qualité de l’air intérieur retrouvée
Nous passons 20h en moyenne dans des espaces clos dont 70% à notre domicile.
La pollution de l’air intérieur est un phénomène connu et pourtant mal traité. Monoxyde de carbone, CO2, oxydes d’azote, oxydes de soufre, composés organiques volatiles (benzène, cétones…)… autant de noms étrangers avec qui pourtant nous nous intoxiquons au quotidien.
En France, la prise en compte de la qualité de l’air intérieur est très récente. C’est seulement en 2001 que les pouvoirs publics créent l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur marquant ainsi une prise de conscience de la problématique.
La pollution de l’air intérieur, une question de santé
L’air intérieur est 30 à 100 plus pollué que l’air extérieur. Cette affirmation peut étonner lorsqu’on ignore l’origine de la pollution de l’air intérieur. Cependant les tristes cas d'intoxication grave par le monoxyde de carbone sont des cas extrêmes de cette pollution. Attention ces cas représentent une forte exposition au polluant, alors que quotidiennement nous sommes exposés en continue à de faibles doses de polluants dont les effets sur la santé ont été relativement étudié (allergies, difficultés respiratoires…).
Soulignons aussi que les personnes sensibles et fragiles sont plus exposées au risque médical de la pollution de l’air intérieur (enfants, personnes âgées…). A ce sujet, une étude de l’Association Santé Environnement en mars 2009 dans 9 crèches en France avait pointé la forte concentration de benzène et de formaldéhyde (sur 3 polluants étudiés, dont les phtalates moins présents). Les risques sanitaires dominants de ces polluants sont respectivement des effets neurologiques et immunologiques, risque de leucémie, problèmes respiratoires, risque de cancer naso-pharyngé…
Ces polluants méconnus et pourtant trop présents
D’après l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, cette pollution de l’air intérieur provient de notre utilisation du bâtiment et des polluants extérieurs :
- l'extérieur du bâtiment : le sol (radon) ou l'air extérieur (monoxyde de carbone, oxydes d'azote, particules et certains composés organiques volatils - COV)
- les produits de construction, d'ameublement, de décoration, d'entretien et de bricolage : la plupart des COV (y compris les aldéhydes) et les particules
- les appareils à combustion (chauffage, production d'eau chaude) : monoxyde de carbone, oxydes d'azote, particules, certains COV
- les plantes et les animaux : pollens, allergènes de chat, de chien et d'acariens
- la présence et l'activité humaine (tabagisme, activités de cuisine ou d'entretien, bureautique, ...) : particules, monoxyde de carbone, COV et aldéhydes,...
Ainsi la pollution de l’air intérieur est la somme des polluants physiques, chimiques ou biologiques.
Dans un environnement clos, polluants extérieurs et intérieurs peuvent même interréagir pour donner lieu à l’apparition de nouveaux polluants.
Agir pour améliorer la qualité de l’air intérieur
La question de la qualité de l’air intérieur est complexe car elle fait appel à des notions plus larges que la simple énumération des polluants existants dans nos bâtiments.
Au cours discours alarmiste, nous préférons la recherche de solutions simples et pragmatiques pour améliorer la qualité de l’air intérieur. Au sein de Ressourceo nous proposons un audit de qualité de l’air intérieur permettant d’évaluer ces possibilités d’amélioration : gestion de l’hygrométrie, de la température intérieure, amélioration du renouvellement d’air, voire mesure de la concentration de certains polluants… Pour en savoir plus sur cette prestation, n’hésitez pas à nous contacter.
Rénover et amélioration de la qualité de l’air intérieur
Plus globalement, il est possible de traiter la qualité de l’air intérieur dans le cadre d’une rénovation plus complète. En effet, la pollution de l’air intérieur provient des polluants issus des matériaux dans le bâtiment, mais aussi du mode de vie (par exemple l’augmentation superficielle de l’humidité de l’air dans la cuisine et la salle de bain)…
Dans une rénovation énergétique qui vise initialement l’amélioration de la performance énergétique du bâtiment, nous intégrons ces notions de qualité de l’air intérieur :
- la mise en place d’une VMC (ventilation mécanique contrôlée) permet un renouvellement contrôlé de l’air,
- le traitement de l’étanchéité à l’air permet le fonctionnement optimal des systèmes d’extraction (ventilation, chaudière…) et évite les risques de mauvais tirage ou voir même un reflux des gaz toxiques de combustion,
- la prise en compte de l’humidité de l’air,
- l’utilisation de matériaux sélectionnés en fonction de leur composition (recours aux matériaux sains)
- …
L’objectif du Pack Ressourceo© est donc aussi d’améliorer la qualité de l’air intérieur pour bénéficier au travers d’une rénovation d’un habitat réellement sain et performant.
Sensible à cette question, Ressourceo œuvre à une meilleure prise en compte de la qualité de l’air intérieur au travers de nos prestations et est également distributeur du Guide de la pollution de l’air intérieur créé par le Ministère de la Santé.
Pour en savoir plus sur ces différentes notions, n’hésitez pas à nous contacter directement.